L’Oberland

« Cette Terre-là comporte une extrémité qui débouche sur le paradis ; c’est celle que l’on désigne comme le parvis ou l’esplanade. Et elle comporte une autre extrémité qui est contiguë au monde de notre Terre terrienne » Ibn ‘Arabî.

Ibn ‘Arabî

« Lorsque nous eûmes traversé la zone de cette eau blanche, nous abordâmes enfin à cette Ile Verte dont les habitants vivent dans un état de perpétuelle jeunesse. Nous descendîmes du grand navire, nous mîmes le pied sur le sol de l’île et nous pénétrâmes dans la cité. Je remarquais que cette cité, située au bord de la mer, était pourvue de remparts et de tours ; sept murailles en faisaient le tour. Il y avait d’abondantes rivières, une végétation luxuriante, où étaient représentées toutes les espèces d’arbres fruitiers. Il y avait des magasins, un grand nombre de hammams. La plupart des édifices étaient construits en un marbre diaphane. Les habitants portaient tous de magnifiques vêtements. Leurs visages étaient beaux. Mon cœur s’envola d’allégresse à contempler tout ce que je contemplais » Henry Corbin